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La soie thermique : pourquoi ça marche

4 juin 2026 · L’équipe Chaufmain

Macro d’une maille de soie, fibres fines captant la lumière

On associe la soie au luxe et à l’été. Pourtant, c’est l’une des fibres les plus chaudes qui existent, et la sous-couche idéale contre le froid aux mains. Voici pourquoi.

La soie évoque le luxe, l’été, les foulards légers. On l’imagine fraîche. C’est une erreur. La soie est l’une des fibres naturelles les plus chaudes à poids égal, et la sous-couche la plus efficace pour des mains qui ont froid. Voici la science, sans jargon.

Une fibre qui piège l’air

La chaleur ne se garde pas avec de la matière, mais avec de l’air immobile. La soie excelle à cela. Sa fibre, longue et lisse, forme un tricot dense qui emprisonne une fine couche d’air contre la peau. C’est cette couche qui isole. La soie conduit très peu la chaleur vers l’extérieur, donc votre propre chaleur reste où elle doit rester.

Chaude et respirante à la fois

La plupart des matières chaudes finissent par faire transpirer, et l’humidité refroidit. La soie échappe à ce piège. Elle absorbe une part de l’humidité sans donner cette sensation mouillée, et laisse la peau respirer. On a chaud sans macérer. C’est exactement ce qu’il faut sous un gant, où l’espace est compté et la transpiration mal venue.

Le momme, la qualité en un chiffre

Le poids de la soie se mesure en momme. Plus le chiffre est élevé, plus le tricot est dense et durable. En dessous de 16 momme, la soie est fine et fragile. Autour de 19 momme, on tient l’équilibre idéal pour une sous-couche : assez fine pour disparaître sous le gant, assez dense pour faire la différence. Au-delà de 22 momme, c’est plus chaud mais plus épais, moins adapté à une seconde peau.

Soie de mûrier ou soie sauvage

La soie de mûrier, issue du ver élevé sur feuilles de mûrier, donne des fibres longues, régulières, douces et solides. C’est la qualité supérieure. La soie sauvage, dite Tussah, est plus rustique, irrégulière, moins douce. Pour une sous-couche au contact de la peau, la soie de mûrier s’impose.

L’usage qui change tout : la sous-couche

Tout cela prend son sens dans un système à deux couches. Un sous-gant en soie de mûrier 19 momme, glissé sous des gants en cuir ou des mitaines, ajoute une isolation que l’épaisseur seule ne donne pas. Les personnes dont les doigts se refroidissent vite, notamment celles qui vivent avec un Raynaud léger, en parlent comme du maillon manquant. Nous détaillons cette approche dans le syndrome de Raynaud.

En résumé

La soie garde le chaud parce qu’elle piège l’air, conduit peu la chaleur, et reste respirante. À 19 momme, en soie de mûrier, elle devient la sous-couche idéale contre le froid aux mains. Pour comparer les isolants des couches externes, lisez cachemire, PrimaLoft ou polaire.